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Crise grecque
1 commentaire »Posté dans la catégorie Actualités7 sept 2011
Un accord inabouti, une abstention assumée
Durant tout l’été nous avons vécu au rythme des dégringolades des places boursières. Aujourd’hui la situation n’est pas meilleure, loin de là.
Pourquoi ?
La bourse est un thermomètre, un indicateur de la situation économique d’un pays. Lorsque toutes les bourses européennes “dévissent”, c’est la situation économique européenne qui va mal. La crise grecque appelait donc une réaction immédiate.
Elle a été trop tardive..
Le couple franco-allemand, en principe moteur européen n’a pas fonctionné. Les atermoiements de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel ont jeté un trouble sur la capacité européenne à réagir, mais également sur le fond, les réponses étaient insuffisantes et inappropriées. Certes, il faut que les européens soient solidaires collectivement, mais la gouvernance européenne en matière économique ne fonctionne pas. Il est plus qu’urgent d’apporter des solutions durables et cohérentes.
Les députés socialistes en s’abstenant sur l’accord européen, exprime leur solidarité et montre les limites d’un accord non abouti. Une fois de plus on voit bien que les auto- satisfactions que s’attribuent Nicolas Sarkozy lors de ses conférences de presse au terme des sommets internationaux sont sans lendemain. Ils ne durent que le moment où il le dit. C’est tout à l’image du quinquennat qui s’achève. Rodomontade et félicitations que l’on se décerne à soi même se transforment bien souvent en crise et désespoir.










Il semblerait que ce soit plutôt le risque bien réel du défaut de paiement à venir de la Grèce qui inquiète, la baisse de la note de l’Italie ne fait craindre qu’un risque de plus, celui de l’effet domino.
Pourtant comparé à la Grèce, l’Italie est un pays industriel plus solide avec une économie plus dynamique. Si le défaut de paiement Grec arrive prochainement, ce n’est pas le montant engagé sur la Grèce par les banques françaises qui inquiète, mais l’ensemble de leurs engagements sur les pays fragilisés, Portugal, Espagne, Irlande.
Pour éteindre l’incendie, il faudrait, pour un temps du moins, permettre à la Grèce de sortir de la zone Euro. Qu’elle dévalue sa monnaie et reconstruise son économie, comme l’Argentine en son temps.
Sinon, quelle solution actuelle, ne rien faire, attendre, engager des fonds sans retour !!!
Le plus grand risque est de ne pas en prendre ! et d’attendre !